








Il est 16 heures et l'homme marche, il marche d'un pas assuré dans la ville, dans la rue, dans cette rue qui le conduira comme tous les jours, à ce lieu. Il est 16 heures et son regard dévoile progressivement sa pensée, lentement mais surement, il contemple. Il contemple la vitrine, il fixe cet devanture, l'admire avec fascination, et il rentre, enfin. Il s'engouffre par la porte. Il franchi cette barrière de verre, et il sent l'odeur enivrante de sa proie qui embaume toute la salle, qui s'impose à ses sens.
Cette odeur, il la connait bien. Cette odeur...Il aime ce parfum. Il est 16 heures et son costume, élégant et distingué, est un brin remarqué dans la grande pièce éclairée, et les femmes, qui font semblant d'être sages, le dévisage, avec fougue. Et s'imaginent des aventures charnelles en sa compagnie. Une tension régne. Il sait qu'il plait, il sait qui il est. Il sait ce qu'il dégage. La classe, c'est un état d'esprit chez lui. Mieux, il est la classe. Il l'incarne plus qu'il ne la porte. Classe. Oui, c'est lui la classe. Il esquisse un bref sourire qui en dit long sur ses intentions, et continue sa course.
Ses cheveux grisonnants, mature et ce regard, ce charisme. Quel Charisme. Il est 16heures 05 et l'homme avance toujours, et d'un geste furtif mais sincère, salut une jeune personne, qui visiblement, est une connaissance. Cette personne, qu'il voit tous les jours. Cette personne. Ce lieux. Ses habitudes. Mais il marche encore, il se dirige, il se guide, il à soif. Comme tous les jours, il sait qu'elle l'attends.
Il sait qu'elle est la, prête à calmer son ardeur. Prête à raviver tous ses sens, à lui fournir la passion, à le charmer, à le combler, à l'abaisser. L'homme est assoiffé. L'homme est à l'affut.
Il la voie. Elle. Et ne peux pas s'empêcher de la toucher, de la caresser, avec sensualité. Il aime quand c'est corsé. Il aime sa chaleur, son parfum, son arôme. Il est à bout.
Il est 16h10 et Georges boit son café. What else ?
Ben oui, what else ?
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